Aya Nakamura se plaint d'être victime de la "misogynoir"


© Canal+


Dans une interview réalisée par Mouloud Achour pour Canal+, Aya Nakamura nous parle de la « misogynoir » dont elle se dit victime, « surtout venant de la communauté africaine ». Avant de connaître ce concept « tout allait bien pour elle », mais heureusement, dès qu'elle a découvert cette notion, elle a enfin pris conscience qu'elle en était la victime.


Une victime totale, globale, une victime de « tous les racismes » souligne Mouloud Achour, comme pour lui attribuer une distinction honorifique. La chanteuse qui s'est fait connaître grâce à sa chanson Djadja revient sur les nombreuses discriminations qu'elle a subi notamment de la part de « sa communauté ». Cette dernière perpétue de nombreux stéréotypes.

Elle avoue, d'ailleurs, que même elle, quand elle avait 15 ans considérait « qu'un noir avec une élocution de ouf et ouvert d'esprit » était forcément « un bounty », (entendre noir à l'extérieur mais blanc à l'intérieur). Cette insulte très répandue est le signe d'un renversement de valeurs qui conduit à considérer que le fait de « bien parler », d'être ouvert d'esprit, de souhaiter s'intégrer constituent une trahison à sa communauté.


Malheureusement, elle confesse être à son tour victime de ce genre de reproches de « sa communauté » depuis qu'elle a du succès. C'est pourquoi, elle regrette désormais que certains considèrent que « dès qu'un noir n'est pas africanisé ou maniéré c'est un bounty qui parle comme un babtou (un blanc) et qui s'habille comme un babtou ».


Bref, après tous ces propos pas racistes, pas discriminants et pas communautaristes, nous vous invitons à découvrir la fameuse définition de misogynoir. Au cas où vous aussi puissiez découvrir que vous en êtes finalement victime...








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