Des universitaires dénoncent la langue de bois qui empêche de nommer l'ennemi islamiste


Suite à l’assassinat de Samuel Paty, les déclarations de syndicats enseignants ou de personnalités issues de l’enseignement supérieur se sont multipliées, le collectif Vigilance Universités déplore que l’écrasante majorité de ces déclarations évite de nommer « l’idéologie islamiste qui a inspiré cet assassinat, et même le terrorisme qui le caractérise. »


Dans une tribune publiée le 28 octobre dans le quotidien l’Opinion, Vigilance Universités, qui se présente comme un réseau de veille contre le racisme, l’antisémitisme, le radicalisme et le communautarisme, et pour la défense de la laïcité, liste une série de déclarations ampoulées (SNES-FSU, UNSA, CGT, CFTC-EPR, SUD…) qui permettent à leurs auteurs de ne surtout pas nommer l’islamisme.


« Cette langue de bois nuit bien au-delà de l’enseignement où elle est déjà dévastatrice, car elle se diffuse dans l’ensemble de la société, » écrivent les auteurs de cette tribune.

« L’opinion publique découvre aujourd’hui avec effarement, après la décapitation de Samuel Paty, ce dont l’avertissaient des lanceurs d’alertes, des chercheurs et des rapports officiels depuis des décennies : la pénétration de l’islamisme dans les classes d’élèves et dans les familles, l’influence d’islamistes sur les réseaux sociaux, le déni ou le silence des institutions. Sous d’autres formes, apparemment plus feutrées, plus savantes, l’Université française est elle aussi mise en danger par la propagation d’idéologies identitaristes. Un prétendu « décolonialisme » s’y propage, et s’associe d’un côté avec l’islamisme et de l’autre avec un pseudo-féminisme. Ces idéologies pervertissent les combats indispensables contre le racisme et le sexisme et peuvent séduire de jeunes gens épris de justice qui ignorent qu’on les entraîne vers le dogmatisme, la haine et la violence. L’université est depuis des années un lieu de pressions, de censures, d’autocensures. »

Ce constat à l’Observatoire de la déconstruction, comme à l’UNI nous le partageons entièrement, il est urgent que les instances de l’Enseignement supérieur, ministère en tête cesse de jouer à l’autruche et prennent les décisions qui s’imposent.

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