Élèves transgenres : Sud Éducation appelle à s'affranchir de l'autorisation parentale


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Le 30 septembre, le ministère de l'Éducation nationale a publié une circulaire pour "une meilleure prise en compte des questions relatives à l'identité de genre en milieu scolaire". Ce texte invite les enseignants à accompagner les élèves qui le souhaitent dans leur transition de genre, en utilisant, notamment, le prénom d'usage que ces enfants se seraient choisi sans attendre le changement officiel à l'état civil. Les enseignants doivent, d'après le ministère, veiller malgré tout à ce que les parents aient donné leur accord à ce changement de prénom.


Le syndicat SUD Éducation appelle ses adhérents et sympathisants à aller encore plus loin et à s'affranchir totalement de l'autorisation parentale. Afin de « mieux les accompagner » comme nous l'apprend RMC, il faudrait accepter de modifier un élément élémentaire de l'identité d'une personne, et ce, sans l'accord des parents pour « soutenir » et « entourer » les enfants nous dit-on.


« Nous privilégions la santé et la sécurité psychique des élèves dont nous avons la charge » explique notamment Brendan Chabannes, secrétaire fédéral de SUD Éducation et professeur de français, pour expliquer la position de son syndicat.


Des élèves extrêmement jeunes pourraient ainsi décider de changer de genre sans même que leurs parents en soient informés. Cette démarche est pourtant lourde de conséquences. De plus en plus de personnes "trans" regrettent d'avoir "transitionné" trop précocement et sans accompagnement suffisants.


Si la dysphorie de genre est une souffrance qu'il est impératif de considérer, le rôle des parents ne peut être étranger à cette démarche. Le manque d'accompagnement des enfants et la précipitation dans l'entreprise des démarches entraînent également des enjeux dramatiques, comme le rappellent les travaux consacrés au phénomène des détrans (Détrans, Les Cassandre de La Communauté Trans - CERU).


Malheureusement, depuis des années, SUD Éducation privilégie les combats intersectionnels, (réunion en non mixité, soutien à la théorie du genre, dénonciation du racisme systémique de l'école...) aux intérêts des élèves.


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