Le New York Times salue la montée de la « misandrie » en France



À l’occasion de la sortie aux États-Unis du livre de Pauline Harmanche, « Moi les Hommes, je les déteste », le quotidien américain revient sur le succès en France des livres qui revendiquent leur haine des hommes et peine à cacher sa sympathie.


La journaliste Laura Cappelle, auteur de cet article, n’essaie même pas d’afficher un semblant d’objectivité. II semble loin le temps où cette qualité était recherchée par les rédactions. Désormais, au New York Times, les journalistes doivent être « Woke », éveillés aux combats des minorités, sinon ils courent le risque d’être évincés, comme ce fut le cas récemment pour Bari Weiss et James Benett.


Fidèle à cette nouvelle ligne éditoriale, Laura Cappelle loue « le synthétique et fluide » livre de Pauline Harmanche qui s’inscrit dans « le cadre d’un récent renouveau du sentiment anti-hommes dans la littérature féministe française ».


Elle salue « la franchise des textes de Mme Coffin » dont le livre « le Génie lesbien » invite ses lecteurs à éliminer de leurs esprits les œuvres écrites ou réalisées par des hommes, les productions artistiques masculines étant “le prolongement d’un système de domination”.


Elle va jusqu’à prendre parti pour ces militantes féministes « plus jeunes et déterminées » contre celles « plus âgées et membres de l’establishement » qui auraient, selon l’article, retardé l’émergence du mouvement #Metoo en France.


Détestez, discriminez, haïssez… tant que ce sont des hommes cela ne pose de problèmes. Au contraire, le New York Times enfonce le clou en donnant la parole à la romancière , Chloé Delaume, misandre autoproclamée et prix Médicis qui affirme qu’"à son arrivée dans le milieu littéraire dans les années 2000, la misandrie “était prise comme une blague. Maintenant, on comprend que c’est un geste.” Et quel geste ! Un bras d’honneur contre la tradition humaniste et universaliste.


Le quotidien américain au 4,5 millions d’abonnés ne peut s’empêcher de poser sur le développement de la misandrie française un regard attendri et bienveillant comme s’il appréciait la croissance d’un de ses enfants qui après avoir grandi à l’étranger serait enfin de retour.




Le Livre de Pauline Harmanche sortira chez HarperCollins le 19 janvier sous le titre “I Hate Men”.

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