Roosevelt, Lincoln : racistes et esclavagistes ? San Francisco débaptise un tiers de ses écoles


© Pixabay


C'est une véritable « chasse aux sorcières posthume » qui a été lancée à San Francisco.

Le conseil scolaire de la ville a décidé, le 25 janvier, de débaptiser 44 établissements scolaires, ce qui représente un tiers des écoles de la ville, comme le rapporte Le Monde.


Instruisant polémiques et procès en racisme, sexisme, ou spécisme, une commission composée de douze personnes (éducateurs, élèves, parents, mais pas d'historiens) s'est employée à effacer les noms de tous ceux qui ne correspondent plus à « nos véritables valeurs ».


Effacé, Abraham Lincoln, l'ancien Président américain qui a pourtant aboli l'esclavage lors de son premier mandat.

Exit, Théodore Roosevelt, le plus jeune président des États-Unis, qui s'était vu discerner à l'époque le prix Nobel de la paix.


Supprimé, Thomas Edison, le père de l'électricité, accusé de maltraitance animale.

George Washington, Thomas Jefferson, James Madison, Robert L. Stevenson, le prêtre missionnaire Junipero Serra - canonisé en 2015, ou encore la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, maire de San Francisco de 1978 à 1988, ont également été condamnés aux oubliettes de l'Histoire par ces procureurs zélés du politiquement correct.


Ils s'étaient fixés comme mission d'éliminer toute référence à des personnalités ayant : « pratiqué l'esclavage, opprimé les femmes, fait obstacle au progrès social, mené des actions ayant conduit au génocide » ou « attenté de "manière significative" au droit de chacun à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. » (Notez qu'il n'a paru cocasse à aucun membre du conseil d'emprunter cette dernière formulation - contenue dans la Déclaration d'indépendance - à Thomas Jefferson pourtant avilit au rang de paria).

Que 12 petits Torquemada, adeptes de la Cancel culture, s'arrogent ainsi le droit de juger et de condamner de telles personnalités dont les destins s'entremêlent avec l'Histoire de leur nation est déjà le signe d'un grave problème.


Mais, qu'une ville aussi importante que San Francisco les prenne au sérieux et se lance dans une telle opération d'épuration historique, voilà de quoi nous inquiéter, même de ce côté de l'Atlantique.


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